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Document d'archives [Clos Marie, C. Peyrus] Clos Marie, Pic-Saint Loup-Christophe PeyrusPar Isabelle LECLERCQ CUVEE MANON, 2006
Une créosote sur fond d'anis, de citron vert, et d'amande amère exhale un empyreumatique plaisant, chronique d'une minéralité annoncée.
En bouche, effectivement, l'acidité et la fraîcheur qu'elle apporte soutiennent donc bien les arcatures croisées tant aromatiques que minérales (impression de craie), qui transportent haut, vivement et allègrement, et loin, dans une finale agrumée. Élégance d'un boisé qui influe doucettement sur le fruité, pour en extraire des sensations de bonbon des Vosges.
L'OLIVETTE, 2006
Un nez superbe sur la réglisse, la gelée de groseille et le cassis frais.
En dépit du moelleux du fruit en bouche - originalité d'un fruit frais (myrtille, cassis) enrobé de caramel balsamique...- , la prouesse d'une acidité plus que vivifiante, et qui confère les meilleurs allonges, tant en longueur que dans le déploiement de diverses autres sapidités, légèrement faisandées et toujours empreintes de réglisse, rend à ce vin une fraîcheur rarement rencontrée dans un vin sudiste, pourtant né d'un millésime solaire.
Les tanins sont superbes, déjà plein de souplesse bien que dominants encore, et liguent contre eux une minéralité aux expressions graphitées.
CUVEE SIMON, 2006
Enjôlement fruité de cassis, de groseille et de myrtille, et floral de rose fanée.
La bouche, dans le plus affriandant des fruits, - le sureau et le cassis sont parfaitement décelables -, saisit le palais par une acidité particulièrement porteuse en terme de tension et de minéralité, mais subtilement contenue dans un fruit croquant, qui sait se maintenir dans les longueurs de la finale.
Les tanins sont veloutés. Pour autant, ils apportent avec eux une douce sensation de boisé, parfaitement intégré et de grande qualité aromatique... L'idée du sureau plus que du cassis émane de cette sensation.
Les METAIRIES DU CLOS, 2006
Le nez se terre dans des arômes particulièrement épicés (muscade, cumin) et, en contrepartie, il faut donc débucher le fruit.
Configuration sapide d'épices, de fève, de torréfaction (légère)originalement rehaussée de notes florales (et j'ai pensé à l'huile essentielle de lavande). Le fruit s'émancipe du joug de ce bouquet, grâce au relief qu'il prend du fort soutien alcoolique, et décline alors un enivrant sherry, rond, plein. La teneur en acidité rend les perceptions alcooliques agréables car celles-ci apportent de la gourmandise. Les tanins ont cette fermeté qui permet aussi de rendre la chaleur en bouche suave et dans de justes persistances aromatiques dans la finale.
Un beau vin!
Les GLORIEUSES, 2006
Prélevé sur fût...
Un nez en croisade sur la route des épices, ramassant au passage l'amertume du chocolat et de la réglisse.
En bouche, les notes graphitées se combinent joyeusement avec un fruité FRAIS (soupe de fraise, groseille), tellement frais que des impressions mentholées surgissent!
Dans les hauteurs du vin, se révèle aussi l'orange sanguine, et plus que l'acidité, la fraîcheur marque son territoire. Les longueurs sont elles aussi appréciables dans ce qu'elles apportent du fruité et d'une expression tannique, qui, par sa fermeté et son emprise, convainc des meilleurs augures...
Isabelle LECLERCQ

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